Vers une agriculture raisonnée

La production et l’élevage intensif bovin est présent en Belgique et responsable d’un tas de problèmes environnementaux. Ils sont responsables du réchauffement climatique et de la destruction des champs et forêts. Il existe un tas d’alternatives en matière d’agriculture respectueuse de l’environnement et du bien être animal en Belgique. Détrompez vous, ce n’est pas un rêve, une utopie inatteignable. L’agriculture intégrée, vivrière, raisonnable sont des méthodes d’agriculture adaptées aux bon fonctionnement de l’environnement et de l’éco-système. A l’inverse de la production intensive bovine, qui pollue et est responsable des émissions de gaz à effet de serre, ce type d’agriculture serait la solution transition écologique, est-ce envisageable ?

L’agriculture dite « intégrée » ou « raisonnée », est un mode d’agriculture certes différent de l’agriculture biologique, mais respectueux des bêtes, des normes à respecter en matière d’ajout de pesticides, dont l’objectif premier serait de protéger l’environnement. L’agriculture raisonnée ou intégrée prend en compte tous les paramètres allant du besoin de l’animal aux besoin du consommateurs, avec l’utilisation d’un carnet de charge précis et succin portant sur le respect des risques sanitaire, le respect de la fertilité des terres. Certains rares producteurs belges la pratique, ou mettent en place des systèmes de production biologique afin de tendre à la transition écologique. Elle est couramment utilisée pour l’agriculture végétale, mais est applicable pour celle de la viande. Un petit pas pour les éleveurs,, un grand pour l’environnement! Catherine Rousseau, agricultrice explique : « Avec mon mari, nous avons une ferme dans laquelle avec nos 300 moutons et nos vergers, nous pratiquons l’agriculture vivrière, mettant en avant l’autosuffisance, notre production n’étant pas destinée à la distribution ou exportations quelconques. C’est une petite société, dans laquelle chacun y a son rôle. Les moutons pâturent les vergers, les abeilles nous font un miel délicieux. Certes, cela me demande beaucoup de temps et d’investissement. Mais j’estime qu’il faut passer par là étant donné l’état de notre planète, et la logique au niveau bien-être animal.« 

Catherine Rousseau est la personne que j'ai interviewé. Elle est une agricultrice Belge qui a fait des études d'agronomie, a travaillé au CRIOC qui est un centre spécialisé dans la recherche sur la consommation en Belgique. Elle pratique l'agriculture vivrière
Catherine Rousseau, agricultrice Belge. Pratique l’agriculture vivrière et raisonnée.
El koulali Sirine ©

La source du problème

La production de viande cause énormément d’émission de gaz a effet de serre, et reste l’une des causes principale du réchauffement climatique. L’agriculture pratiquée en « masse », dont le but est de distribuer le plus de produits aux chaines de vente, est une agriculture polluante et très nocive pour notre planète. Effectivement, la production de viande représente 14,5% des émissions de gaz à effet de serre, gaz qui, une fois dans l’atmosphère participe au réchauffement climatique. L’élevage en masse nécessite une consommation énorme en céréale. Les producteurs bovins nourrissent le bétail avec une quantité de soja importante, jusqu’à en être les plus grands consommateurs. Paradoxal, étant donné que Catherine rousseau précise : « Je nourris mes moutons avec l’herbe qu’ils pâturent et broutent durant la journée. Pendant l’hiver, je commande du foin chez un voisin agriculteur également. Les céréales sont là pour gaver les animaux, c’est pas cher et rempli de pesticides et d’engrais. » Presque la moitié des terres agricoles servent à cultiver l’alimentation des animaux d’élevage. La forêt amazonienne en faisant partie.

Youtube video, source Le monde

Une utopie bien réelle

Les méthodes douteuses employées par les producteurs en masse sont la source des problèmes que causent l’agriculture. Ils visent l’aspect économique, en oubliant le bien être animal. Cela passe par les tonnes d’engrais utilisés pour transformer les bêtes afin de les rendre le plus productives possible. Et c’est notre planète qui enchérit. Heureusement, certains producteurs locaux en Belgique ont l’espoir de pouvoir faire changer les choses. Souvent, ce sont des agriculteurs passionnés, travaillant en inter-dépendance avec les autres producteurs ou agriculteurs, ils mettent en place un véritable système raisonnable et intégré. Cela prend du temps, effectivement. Car la production de masse a un objectif réel : produire plus, plus vite. A l’inverse de la production intensive, l’agriculture raisonnée demande beaucoup de temps et d’investissement. « Depuis deux ans, je fais partie d’un coopérative de producteurs, c’est un métier très difficile, intense où l’on ne gagne pas bien sa vie. Se sentir seul, en tant qu’agriculteur, c’est très dur. Du coup, cette coopérative dans laquelle nous nous échangeons beaucoup, nous discutons production et devons tenir un magasin. Magasin dans lequel nous vendons tous nos produits fabriqués par nous même. C’est génial car l’inter-dépendance entre producteurs m’a beaucoup aider à évoluer dans le domaine. Je pense qu’en passant par ce type d’agriculture, tout le monde saurait y trouver son bonheur! » assure Catherine Rousseau.

Des éleveurs passionnés, veillant au bien-être de leurs bêtes, pratiquent des types d’agriculture variées pour participer à la transition écologique. Des techniques basée parfois sur l’observation du troupeau, visant à s’assurer leur bonne santé, comme le fait Julien, agriculteur français.

https://www.instagram.com/p/B2R1GXbohzB/
Vidéo trouvée sur Instagram, publiée par Brut, plateforme d’informations.

L’animal, pas qu’un morceau de viande!

La production intensive, en plus d’être l’une des causes principales des différents problèmes écologiques, tel que le réchauffement climatique et la disparition des matières premières, ne respecte pas le bien être animal. Les animaux sont entassés dans des cages durant presque l’entièreté de leurs existence. Ils sont nourri en céréales a longueur de journée afin d’être le plus gras possible. Les vaches laitières se font traire des heures durant. Les conditions de vies en élevages sont terribles : les animaux sont castré à vif, les oreilles et queues arrachées, certains animaux n’ont aucun accès à l’extérieur et beaucoup meurent bien avant le moment de abattage.

"This image or file is a work of a United States Department of Agriculture employee, taken or made as part of that person's official duties. As a work of the U.S. federal government, the image is in the public domain"
Photo d’élevage de poulets en Floride, aux Etats-Unis. Libre de droit d’usage.

L’abattage, une des luttes des agriculteurs voulant éviter au plus le traumatisme chez leurs bêtes. D’après Catherine Rousseau, « Il serait moins traumatisant et stressant pour l’animal d’être abattu chez lui, dans sa prairie. Le stress engendre une tension musculaire, ce qui rend la viande, une fois la bête abattue, moins tendre également. Parfois, les éleveurs font des heures de route pour arriver au lieu où on leur enlèvera la vie. La route est longue, les animaux n’ont jamais vécu de voyage dans un véhicule quelconque. Certains meurent de peur, tombent malade, vomissent. Pour les producteurs indépendants, c’est une situation inacceptable. » Ce voyage de la ferme à l’abattoir utilise lui aussi de l’énergie , ce qui pourrait être évité si on permettait aux éleveurs d’abattre les bêtes à la ferme.

Et la transition écologique?

La pollution due a à la production et l’élevage bovin est un fait. Le réchauffement climatique en est l’un des impact, que faire pour réduire l’impact de l’agriculture sur le climat? Envisageons d’autres modèles d’agriculture et continuons de nous régaler. Qui a dit qu’il fallait arrêter de manger, au lieu de bien le faire, tout simplement? Catherine Rousseau pense qu’il est « complètement envisageable pour l’avenir, de passer à un autre mode d’agriculture, et ce pour tous les producteurs bovins! C’est la jeunesse qui le dira, l’avenir est entre vos mains. » Nourrir toute la Belgique avec de la viande issue de l’agriculture raisonnée, intégrée, bien plus qu’un petit pas pour l’homme, un grand pas vers la transition écologique. Il faut aller à la source du problème, l’identifier, et changer les choses, sans détours. Alors, cultivons l’intégrité et raisonnons l’agriculture! Cela changera t-il les choses? L’avenir nous le dira.

Pour avoir des données chiffrées et précises sur l’impact de la production et l’élevage de viande sur l’environnement.

Le documentaire « Cowspiracy » disponible sur Youtube et Netflix, relate de l’impact que la production intensive et l’élevage intensif de viande a sur l’environnement.

Pour en savoir plus sur les conditions de vie des animaux d’élevage

Pour avoir une définition de ce qu’est l’agriculture raisonnée

  • El Koulali Sirine
  • Etudiante à l’ISFSC
  • 1ère Communication

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *