La surconsommation de plastique : Un danger pour les animaux marins

Le plastique est un grand destructeur environnemental, des millions d’animaux en ingèrent et finissent par en mourir, faut-il alarmer le citoyen ?

10 tonnes de plastiques sont produits dans le monde chaque seconde, 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans la mer chaque année. 1,5 million d’animaux meurent chaque année à cause de l’ingestion de plastique, toutes les 20 minutes 1 espèce animale ou végétale disparaît. Des chiffres impressionnants qui ne cessent d’augmenter chaque année. À l’heure actuelle, c’est 100 000 mammifères marins qui meurent tous les ans selon GreenPeace.

Le citoyen va-t-il prendre conscience de cette catastrophe ?

La sensibilisation du public reste à présent très minime, mais selon Florence Greiner, diplômée en science des matériaux et professeur de biologie à l’institut de la Providence, la sensibilisation du citoyen ne devrait pas être la seule priorité.

« Le problème est que lorsque l’on sensibilise le citoyen, on oublie les entreprises qui derrière produisent énormément de plastique. C’est facile de dire au citoyen : « achetez en vrac » et derrière de produire des pâtes dans des paquets en plastique de 500 grammes. Je pense qu’il faudrait qu’il y ait des lois qui passent au niveau des industries. Quand on sensibilise trop le citoyen, le citoyen s’en veut d’utiliser du plastique qui d’ailleurs crée de l’éco-anxiété et de nouvelles formes de problèmes psychologiques, alors que les principaux responsables de ces déchets plastiques sont ceux qui les produisent. »

Un coup de pouce des citoyens

Tortue Marine, Tortue Verte, Tortue
Pixabay licence, Francis Ray 15 avril 2018
Tortue marine ingérant du plastique supposément jeter en mer en pensant que celui-ci est de la nourriture.

Boyan Slat, un jeune néerlandais a lancé un projet nommé « Ocean clean-up » qui signifie « nettoyer l’océan« . Ce projet d’une grande envergure consiste à installer un système de filet étendu sur 100 km. Celui-ci s’enfonce dans l’eau pour récolter les déchets présents et les piéger dans le filet afin de faciliter le ramassage. Plusieurs tests ont été réalisés et ceux-ci s’avèrent être pour la plupart une réussite.

Un danger qui ne touche pas que les animaux…

En effet, selon Florence Greiner, les poissons ingurgitent un certain nombre de déchets qui reviennent ensuite dans notre alimentation sous forme microscopique. Ils peuvent s’avérer dangereux pour notre santé. De même dans les plastiques que l’on utilise, étant donné qu’ils sont faits de polymères et d’additifs, les additifs passent dans la nourriture. Par exemple quand on passe du plastique au micro-ondes, en général si on le chauffe, cela accélère les réactions chimiques, ce plastique se retrouve donc dans notre nourriture. Finalement cela a un effet pas seulement que sur les animaux mais aussi sur les êtres humains, en particulier sur la fertilité des personnes.

Un post instagram qui nous dit « tu manges ce que tu jettes » en effet comme expliquer par l’image et par le texte du précédent paragraphe ce que l’humain jette se retrouve dans son alimentation d’une manière ou d’une autre.

Des dégâts bien plus grand qu’un pays

Pixabay licence, Silk (a_different_perspective) 27 mars 2018
Oie sur une plage entourée de filet de sécurité en plastique jeté par des Hommes.

Qu’est-ce que les 7ème continent? C’est un lieu où se rejoignent les courants d’eaux et forment un point de rencontre où l’on trouve des milliers de tonnes de déchets. Il se situe dans l’océan pacifique entre Hawaï et la Californie. Les océanographes ont décidé de l’appeler le 7ème continent car celui-ci est tellement grand qu’il pourrait être un continent à lui seul, il mesure 6x la France. D’un point de vue optimiste, ce phénomène facilite le ramassage des déchets.

Vidéo youtube qui explique le phénomène du 7ème continent

Qu’en est-il des produits recyclables ?

Les déchets prennent beaucoup d’énergie pour être traités. Par exemple, pour les produits réutilisables, quand on recycle du verre dans les bulles à verre, il est 100% recyclé et redevient du verre à 100%. Néanmoins il va falloir le chauffer à plusieurs milliers de degrés, ce qui aura pour conséquences une énorme consommation d’énergie. Si on avait des bouteilles qu’on lave et qu’on réutilise, on évite toute cette montée en température et donc toute cette énergie qu’on pourrait utiliser pour autre chose ou ne pas produire et ne pas utiliser. Affirme Florence Greiner.

D’après les dires de Florence Greiner, il faudrait donc privilégier grandement le réutilisable au recyclable. Une chose est sûre cela prendra bien de longues années avant que cela ait un réel impact sur le réchauffement climatique.

À partir de quoi est créé le plastique ?

Le plastique est créé à partir de pétrole. Quelle ironie lorsque l’on sait que le pétrole est une denrée rare, qu’il est de plus en plus cher et qu’en plus de tout cela son extraction cause des catastrophes écologiques. Toutes ces choses sont négatives pour notre environnement mais les industries ne cessent de produire continuellement du plastique. Qu’attend l’Etat pour faire passer des lois ?

Le plastique cause-t-il seulement des effets négatifs ?

Il est vrai que le plastique apporte plus de dégâts que de bienfaits.

« Néanmoins un membre de ma famille qui est justement dans la production du plastique dirait aussi que c’est un moyen d’éviter le gâchis alimentaire. Si on a du jambon, du saucisson, si c’est emballer dans du plastique et donc des emballages étanches cela conserve beaucoup plus longtemps les aliments et cela évite donc le gaspillage alimentaire, donc lui réfléchirait dans ce sens-là »

F.G

De ce qu’on comprend du témoignage de Florence Greiner, quand bien même le plastique causerait des dégâts, il peut être une source de non-gaspillage qui reste tout de même un bon point pour la planète.

Des pays qui ne connaissent pas le tri

« En effet si on regarde les plages par exemple celle du Sénégal où j’étais, c’est hallucinant, ce sont des décharges à ciel ouvert. Au niveau paysage c’est dommage, au niveau confort de vie pour les populations qui se retrouvent avec ses déchets c’est dommage également. En terme de recyclage, évidemment il faut produire si on ne récupère pas ce qu’on a utilisé. Comme on dit toujours, une terre finie n’a pas des ressources infinies, un moment il y a des limites. Évidemment cela détruit la faune et la flore, la flore via des additifs qui passent dans l’eau etc mais la faune plus particulièrement. Cela pose aussi problème pour les équilibres des Eco systèmes. »

Que faut-il faire avant que tous les animaux marins ne disparaissent ?

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Ilham Rais

Ilham Rais étudiante en bachelier de communication à l’ISFSC

© Ilham Rais 2018

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