La Belgique pourra-t-elle se séparer du nucléaire ?

La Belgique s’est engagée à réduire ses émissions de 55 % à l’horizon 2030 et de 95 % à l’horizon 2050 suivant le projet de loi climat, en portant à 100 % la part électrique d’énergies renouvelables 

Le Conseil d’Administration de la FABI (Fédération Royale d’Association Belges d’Ingénieurs Civils et d’Ingénieurs Agronomes) a émis trois scénarios (marmottes, tortues et lièvres) qui reposent sur des hypothèses qui visent, d’une part, à remplacer les énergies fossiles et nucléaires par les énergies vertes et, d’autre part, à optimiser la consommation énergétique. 

centrale nucléaire de Tihange en vue du fleuve de la musse. photo de Michiel Verbeek CC BY-SA

 En vue de cet objectif

de nouvelles technologies, jugée aujourd’hui suffisamment mature, seront mises en œuvre et ceux dans différents secteurs tels que le transport, l’habitat, l’industrie, mais aussi la génération électrique, en plus d’une évolution raisonnable des techniques et procédés.

Néanmoins aucun des trois scenarii n’atteint la cible des 95 % de réduction à l’horizon 2050. Une telle transition climatique sera elle réalisable sans nucléaire ? 

Réchauffement climatique: combien de temps jusqu’au point de non-retour ?

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Photo de la planète terre prise par PIRO4D provenant de Pixabay.com

Le réchauffement climatique de notre planète est un sujet aujourd’hui incontournable. Augmentation du niveau de la mer, vagues de chaleur plus fréquentes, précipitations plus abondantes,Il y a t-il une date où on ne pourra plus faire marche arrière ?

Nous sommes la dernière génération à pouvoir changer quelque chose …

En novembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a rappelé avec force que « nous sommes la dernière génération à pouvoir agir contre le changement climatique ».

Les scientifiques affirment que pour rester en dessous de 1,5°C il faudrait, éliminer l’utilisation des combustibles fossiles et de même le dioxyde de carbone dans l’atmosphère, une régulation plus importante des prises d’eau publiques et privées, favoriser un régime alimentaire de plus de légumes et moins de viande rouge ainsi que l’élevage et la déforestation de forêts. Au lieu de cela, 2018 a marqué un nouveau record en matière d’émissions de carbone.

En somme, selon le groupe d’experts sur le climat GIEC et d’après les projections de l’IRM, cela signifiera que le climat sera instable et périlleux : les hivers risquent d’être davantage pluvieux et les étés plus chauds et plus secs. Les averses et les vagues de chaleur seront aussi plus intenses … on s’achemine entre 2030 et 2052.

L’Agroalimentaire : une grande menace ?

Le secteur agroalimentaire est actuellement l’une des industries qui génère le plus de revenus dans le monde. Ce secteur fait progresser l’économie mais fait néanmoins régresser la transition écologique. Les aliments 100% naturels se font de plus en plus rares car ils sont remplacés par des aliments industriels transformés.

Celine Agromedia | 1 septembre 2016


Notre système agricole actuel est basé sur l’agriculture industrielle. Un système dangereux, polluant et destructeur. Les produits naturels sont transformés en produits industriels. Ils ne sont pas seulement nocifs pour la santé mais représentent aussi un grand risque pour l’écologie. Le secteur agroalimentaire utilise des rejets de pesticides, d’herbicides, d’insecticides et d’engrais qui contaminent l’environnement.

Quelles sont les conséquences d’une telle transformation ?

Les produits alimentaires que nous consommons au quotidien contiennent de nombreux produits chimiques qui ont de graves conséquences telles que la destruction des sols, la perte de la biodiversité, la disparition de certaines races animales, la pollution des océans et la pollution de l’air. L’agriculture industrielle exerce l’élevage intensif et la monoculture qui causent beaucoup de dégâts à l’environnement.

Quel serait donc le juste milieu?

Le maïs génétiquement modifié : bientôt sur le marché ?

Le maïs génétiquement modifié serait bon sur notre santé mais aucune étude ne connait toujours pas les dangers

Cela fait vingt ans aujourd’hui que les agriculteurs cultivent des OGM dans les cultures expérimentales. Un Organisme Génétiquement Modifié est un organisme vivant, animal ou génital dont les gènes ont été modifié par le matériel génétique d’une autre espèce afin d’être résistant et augmenter les rendements. On les retrouve plus dans les cultures expérimentales et silos à blé pour animaux. Parmi les OGM autorisé par l’Union Européenne, le maïs GM est un des OGM les plus courant en Belgique.

En Belgique, peu de cultures liées aux OGM existent et sont vu comme des effets scientifiques. En Wallonie, ces champs ne sont pas très courants mais en Flandre ils en existent deux ; dédié aux pommes de terre dédié aux peupliers. Les OGM sont réservés à servir les animaux et ne sont donc pas vendu dans nos marchés, même si l’étiquetage n’est pas toujours visible. Aux USA, en plus de consommer du maïs GM, du maïs sucré est commercialisé depuis cinq ans. Des chercheurs ont découvert qu’il serait bon pour la santé du consommateur ; 30% de mycotoxines en moins et donc moins d’expositions à des substances cancérigènes.

Le maïs GM bénéfique pour les agriculteurs et les consommateurs ?

Les OGM restent une approche attractive pour les agriculteurs en utilisant moins d’insecticides et pesticides, donc les terres sont moins polluées. Aujourd’hui, les chercheurs n’ont pas encore trouvé les dangers dû à la consommation du maïs GM mais auraient découvert qu’il pourrait être bon pour la santé. Mais les études concernant les OGM restent insuffisantes pour être vendus sur le marché.

La gestion politique des ressources naturelles

Ressources naturelles, à consommer avec modération !

Les ressources naturelles sont indispensables pour la Terre. Du moins, pour en assurer la pérennité et le renouvellement, il ne faut pas en abuser.

La Belgique n’est pas un exemple pour les autres pays. Si le jour du dépassement en 2019 a eu lieu le 29 juillet dans le monde (la moyenne de chaque pays), la Belgique a atteint sa consommation annuelle de ressources naturelles le 6 avril. Des 28 membres de l’Union Européenne, c’est le sixième État qui utilise le plus vite son environnement naturel à l’épuisement.

Image de sandid de Pixabay, 21 octobre 2014 Pixabay License Libre pour usage commercial Pas d’attribution requise

Ne pas tenir compte de l’économie locale ?

La préservation des ressources est essentielle au développement durable. Même si chacun de son côté peut faire une action simple pour aider son pays, les grandes directives doivent être mises en place par la politique locale.

Les principaux axes où va se concentrer la politique wallonne pour améliorer la gestion des ressources naturelles sont l’eau, les déchets et la nature et la forêt.

Et peu importe si l’État réduit son économie pour améliorer le niveau de vie en Belgique, les résultats sur le long terme ne seront que positifs pour la Belgique.

Brandon Fina Nsimba

La pollution belge diminuerait grâce au tourisme responsable

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Hermann Traub
https://pixabay.com/fr/photos/vagabond-sac-à-dos-randonnée-455338/

Une version alternative à la façon de voyager a vu le jour : le tourisme responsable. Son objectif principal est de contrer le réchauffement climatique. La tendance consiste à voyager moins souvent, mais plus longtemps tout en respectant l’environnement.

Selon le site fédéral belge climat.be, le transport est le secteur le plus polluant (22,5 %) en Belgique pendant l’année 2017.

Bruges : exemple à suivre pour contrer le tourisme de masse

En 2018, on y dénombrait plus de 8,3 millions de voyageurs. Aujourd’hui, les autorités mettent en place un système pour éviter qu’elle soit aussi visitée comme Barcelone. 

Une des solutions est d’autoriser deux bateaux de croisière circulant en même temps par jour. Avant cette mesure, il y avait plus de 5 bateaux sur les canaux. De quoi impacter directement et quotidiennement la qualité de l’air.

Autre exemple : il est d’interdit d’afficher de la publicité à propos de la « Venise du Nord » dans certaines grandes capitales européennes. 

Le nombre de boutiques touristiques est contrôlé pour favoriser l’économie brugeoise. 

L’impact du tourisme durable reste minime sur les émissions de gaz à effet de serre en Belgique lorsqu’on compare aux pollutions liées aux industries. 

De Moura Lara

La production de viande pollue notre environnement

Les Belges consomment de moins en moins de viande. Mais cela ne réduit toujours pas l’impact écologique de la production de viande sur notre environnement. Les émissions de gaz à effet de serre, la consommation d’eau et de céréales ne font qu’aggraver la situation planétaire.

L'image que j'ai trouvé sur pixabay n'avait pas de licence car elle est entièrement libre de droits.
Vache fermière, photo provenant de Pixabay, libre de droits

Des chiffres inquiétants

Aujourd’hui, la production et l’élevage animal représente 14,5% des émissions de gaz à effet de serre. De plus, presque la moitié des céréales et graines de soja fabriquées dans le monde servent à nourrir le bétail des agriculteurs. Ces céréales agrémentées de pesticides et d’engrais d’azote sont responsable de près de 50% de l’impact climatique.

La viande bovine (le bœuf) ne représente que 22% de la consommation de viande en générale, or qu’elle représente à peu près 40% des émissions de gaz à effet de serre provenant de la production de viande. Le bœuf est donc la viande la plus polluante en étant la moins consommée (devant le mouton et le lapin), sachant qu’en produire un kilo nécessite plus de 10 000 litres d’eau.

Ces chiffres ne font que démontrer la situation actuelle. Certes, nous mangeons moins de viande qu’il y a 20 ans mais cela ne suffit toujours pas à la transition écologique. Afin de réduire l’impact écologique de quasiment 50%, le belge devrait passer de +/- 80 g par jour à +/- 60 g de viande par jour. L’étape de la prise de conscience presque inachevée, place aux nouvelles habitudes alimentaires!

Qu’est-ce que l’entreprise Google, engagée dans une transition 100% renouvelable, met en place afin d’y parvenir ?

Lorsque l’on parle de réchauffement climatique et de surconsommation d’énergie électrique, les data center de Google ne sont pas bien vus. En effet, ils consomment beaucoup puisqu’ils ont sans cesse besoin d’être refroidis.  C’est pourquoi Google investit dans le renouvelable. Son but est d’avoir une consommation d’électricité 100 % renouvelable. 

PHOTO CHARLES PLATIAU, REUTERS
Google est devenu le plus grand acheteur d’énergie renouvelable au monde.

Google a commencé à investir dans le renouvelable en 2017 afin d’alimenter ses centres de données, mais également ses bureaux. Cette alimentation provient essentiellement de l’éolien et du photovoltaïque.

Google investit encore 2 milliards de dollars en 2019.

En septembre dernier, Google a annoncé qu’il avait signé 18 nouveaux contrats qui permettraient d’augmenter de 1600 mégawatts sa production d’énergies zéro carbone. « Sur ces 18 projets, 10 seront en Europe. En Belgique, il s’agit d’un nouveau projet éolien offshore» a annoncé Sundar Pichai, directeur général de Google depuis 2015. 

Au total, le groupe a déjà investi 7 milliards de dollars pour un total de 52 projets. Grâce à leurs investissements, l’entreprise Google peut se targuer d’alimenter entièrement ses besoins énergétiques annuel à l’aide de sa production d’énergies renouvelables.

À l’instar de la société Google, les autres entreprises technologiques de la Sillicon Valley ne pourraient-elles pas opérer leur transition énergétique ?


Eco-anxiété: des spécialistes chez nous ?

Panique. Anxiété́. Peur de l’effondrement du monde due au changement climatique; des spécialistes en Belgique existent.

Afin de canaliser le traumatisme dû à la transition écologique, une discipline a vu le jour: L’éco-psychologie. Cette discipline mise en place dans les années 90 se voit attribuer une formation en Belgique. Un exemple parmi quelques-uns : L’ASBL Terre&conscience forme les futurs éco-psychologues. Cette thérapie met en avant la connexion entre l’être humain et la nature.

Un mal du siècle ?

L’éco-anxiété est une angoisse de la fin du monde. Elle a été théorisée par des psychologues californiens durant les années 90. Soigner cette angoisse pour en faire une force; tel est le leitmotiv des patients éco-anxieux.

La discipline étant assez récente, les cas et les spécialistes ne sont pas encore prolifiques. Malgré́ des cas nombreux d’anxiété́, peu encore sont identifiés comme une éco-anxiété en soi.

L’origine de l’angoisse elle-même est ambiguë̈. Est-il question de la Terre et de son effondrement qui angoisse les individus ? Ou bien l’angoisse elle-même génère l’éco- anxiété? Selon un sondage Ifop d’octobre 2018, 85 % des Français seraient inquiets quant au réchauffement climatique. Un constat est à attendre en Belgique et dans le reste du monde.

Comment l’entreprise écologique Yves Rocher utilise-t-elle le marketing vert ?

Depuis 50 ans déjà, Yves Rocher a créé le cosmétique végétal. Ses produits sont élaborés pour être le moins nocif possible pour l’environnement. Face à cet engouement pour le « vert», les marques doivent s’adapter si elles veulent rester en course. Le tout est de savoir s’il s’agit d’un réel engagement ou seulement de marketing.

Pommes rouges, noix et verdure
Image parpasja1000 de Pixabay

La marque française cherche sans cesse à innover et à rester la marque en meilleure position au classement Européen dans le domaine du marketing vert. Elle veille à rester performante tout en respectant la nature avec l’interdiction des OGM dans ses produits, le refus de tester ses produits finis sur des animaux etc.

Mais on ne peut évidemment pas toujours être blanc comme neige

Pour sa collection de Noël 2018, Yves Rocher a sorti un coffret nommé  » Pomme rouge  » dans lequel on y trouve différents produits de beauté au packaging très nature (feuille, pomme, couleur verte). Surprise en retournant le tube de crème pour les mains! On y trouve effectivement de la pomme mais seulement en 18ème position sur 24. La pomme y est bel et bien présente mais sous forme d’eau parmi d’autres ingrédients majoritairement chimiques. Il est vrai qu’il est très coûteux pour les marques de n’utiliser seulement des produits naturels mais alors dans ce cas, pourquoi essayer de « verdir » son image en valorisant un pseudo engagement écoresponsable dans ses actions marketing ?