La riposte du compost !

En Belgique, de plus en plus de bruxellois aménagent un compost dans leurs jardins, voire dans leurs appartements pour pouvoir réduire leurs déchets alimentaires.

Le compost est un engrais résultant de la dégradation de déchets organiques. Elle est réalisée sous l’action de micro-organismes et d’animaux du sol. Le compost est meilleur et est plus complet que le terreau car il est plus riche en minéraux et en humus et donc il favorise d’avantage la croissance des plantes. Il est écologique mais aussi économique, il nous permet de recycler et réutiliser les déchets compostables alors que le terreau lui, est déjà réalisé et coûte de l’argent.

Un compost en intérieur est-ce possible?

Image par Manfred Antranias Zimmer de Pixabay 

Différents types de compost.

Il est possible de réaliser un compost intérieur, c’est le cas par exemple avec le lombricompostage. Comme son nom l’indique, il est composé de lombrics plus communément appelé vers de compost. Ces derniers vont se nourrir de matières organiques, tels que vos déchets alimentaires sauf les aliments d’origines animales ou ceux trop acides . Cette manière de faire est plus simple qu’un compost classique. Il ne requiert pas d’entretien, les vers s’occupent de tout, y compris de leur propre régulation en fonction de la place. L’appareil est compartimenté et aucune odeur n’émane de celui-ci grâce aux vers et aux filtres. Il est possible de construire son propre lombricomposteur, ces initiatives sont encouragées par l’ASBL « bxlentransition » qui propose de fournir des vers pour débuter dans cette initiative.

Tout porte à croire qu’un compost est tout ce qui est de plus économique. Selon l’article provenant d’environnement.brussels, si cette pratique était plus répandue, elle permettrait de réduire jusqu’à 30% du volume des poubelles.

(Hautcoeur Amandine, 1505 caractères.)

Bruxelles, lanterne rouge des pistes cyclables?

La qualité et la sécurité ne sont pas toujours au rendez-vous à Bruxelles. Le réseau cyclable bruxellois compte 200 km. Ce réseau est géré par tellement de personnes que prendre une décision est à chaque fois un combat.

Piste cyclable bien entretenue. Photo de Brett Sayles provenant de Pexels

La pratique du vélo est en plein essor dans un grand nombre de métropoles européennes, mais les nouveaux cyclistes bruxellois sont bloqués par une infrastructure peu adaptée à leur moyen de transport. Dans ce sens, il convient de découvrir un article de Bruxelles mobilité sur l’aménagement cyclable à Bruxelles.

Les ingrédients d’une piste cyclable.

Une bonne piste cyclable se compose de routes droites, assez larges pour laisser passer plusieurs vélos. Elle doit être entretenue et comporter le moins d’arrêts dangereux aux croisements. À Bruxelles, peu de routes sont compatibles avec ce schéma !

Aménagement cyclable dans Bruxelles : http://data-mobility.irisnet.be/mobigis/fr/

La petite ceinture de Bruxelles (ici en jaune) est bien entourée d’un réseau cyclable, mais dans le centre-ville, c’est beaucoup plus décousu.

Le gros souci vient des carrefours qui sont difficilement aménageables. Pour les décisions d’aménagement, Bruxelles, dépend de 19 communes et de la région bruxelloise. Dès lors, il est rare que tout le monde soit d’accord et malheureusement, les projets prennent du temps à être acceptés.

Afin de faciliter l’aménagement du réseau cyclable. La région, en concertation avec les citoyens, a lancé un nouveau plan de mobilité régionale appelé « Good Move« . Il a pour but de rendre facile et sécurisante la mobilité à Bruxelles.

Une nouvelle bouffée d’air frais pour Bruxelles.

Dans le cœur d’un village du cancer en Chine

L’extraction de métaux rares en Chine cause le cancer dans 451 villages de Chine.

De nombreuses personnes décèdent d’un cancer suite à l’extraction des métaux rares dans la ville de Baotou en Chine. Selon La Libération : « Dans ces villages, quasiment tous les habitants ont vu un de leurs proches mourir suite à un cancer déclenché par la pollution des eaux ».

C’est un écosystème qui est impacté. Photo de Lucian Petronel Potlog provenant de Pexels

Baotou, comme 450 endroits de Chine, est appelé « village du cancer ». Chaque personne dans cette région connaît un proche décédé suite à cette maladie. Les habitants vivent avec les produits toxiques au quotidien. Ils en mangent, boivent et respirent.

Les métaux rares pour cause

La forte présence du cancer dans cette région de Chine est due à l’extraction des métaux rares. Baotou est l’endroit où 70% de la production mondiale a lieu. L’extraction de ces métaux est plus complexe que ceux classiques. Ils doivent être séparés de la roche et pour se faire, des solvants sont utilisés et mélangés à de l’eau. Ce mélange est rejeté dans la nature et crée des lacs. Le problème est que les métaux rares sont indispensables au fonctionnement de nos voitures électriques et de nos smartphones. Comme on peut le voir, c’est la planète que les humains détruisent suite aux nouvelles technologies mais serions-nous réellement capables de vivre sans eux ?

TRANSITION ECOLOGIQUE, NOUVELLE PERSPECTIVE POUR EVERE

NOUVEAU PLAN COMMUNAL DE DEVELOPPEMENT POUR EVERE, UN NOUVEL HORIZON POUR LA COMMUNE BRUXELLOISE?

Le 8 décembre 2020 Le conseil communal d’Evere adopte son nouveau (PCD) plan communal de développement dont les objectifs sont d’intégrer les nouveaux besoins et de rencontrer les attentes des citoyens. Le (PCD) n’avait pas été réarrangé depuis 2005! Depuis la population d’Evere à augmenté fortement. Ont donc été instaurés des nouvelles lignes d’orientation, aller vers une urbanisation modérée, lutter contre la précarité et la dualisation socio-spatiale et finalement maintenir la qualité du cadre de vie développé “Evere, une commune durable tournée vers l’avenir”. La Commune évolue dans un contexte d’expansion démographique importante avec 42 656 habitants au total. Un véritable défi qui demandera inventivité et responsabilité aux constructeurs en immobilier.

Evere se réinvente peu à peu

Maison communale d’Evere, © Jérôme Warichet 19 Décembre 2020

La commune tente de donner le ton avec une certaine conscience de la nécessité de réduire les émissions CO2. Evere se réinvente peu à peu grâce à des initiatives soutenues par le faible budget attribué par Bruxelles Environnement. Il existe chez les élus au conseil communal une conscience générale pour la réduction de l’empreinte CO2 de la commune, Les nouveaux bâtiments construits sous la tutelle de la commune sont rénovés et développés dans une optique de neutralité écologique. Cependant cet intérêt reste assez léger et il n’existe pas encore de volonté générale de changer la manière de vivre.

Evere : le nouveau Plan Communal de Développement est activé ! – La Manchette.be

L’Environnement: Etat des Lieux 2020 | Bruxelles Environnement

Comment le télétravail impact il la circulation à Bruxelles

Image par Laurent Verdier de Pixabay

Suite à l’épidémie de COVID-19, le télétravail a fortement été mis en avant et a été envisagé comme solution contre les problèmes de mobilité. Le Bureau Fédéral du Plan a donc réalisé une étude sur le rapport entre le télétravail et la demande de transport.

Dans un scénario idéal, d’ici 2040, le nombre d’employés travaillant à domicile atteint 40% et ces derniers exercent leur profession 2 jours par semaine. Dans ce cadre hypothétique, les déplacements du domicile au lieu de travail seraient réduits de 5,8% mais les déplacements en voiture pour d’autres motifs, comme les services, augmenteraient de 1,3% . Selon une estimation du Bureau du plan, 1,2% de kilomètres en moins seraient parcourus par les Belges.

Et Bruxelles dans tout ça ?

L’impact sur la capitale, lui, serait significatif. Le trafic de navettes vers bruxelles diminuerait de 23% ,augmentant ainsi la vitesse moyenne du trafic de 8% sur les principaux axes de circulation. Le trafic à Bruxelles diminuerait de 12,2%.

L’idéal serait de rediriger la population vers d’autres moyens de déplacements que ce soit pour se rendre au travail où au centre commercial.

Yves Rocher, réel engagement ou pompe à euros ?

Depuis sa création en 1959, Yves Rocher compte pas moins de 1700 boutiques et plusieurs millions de consommateurs à travers le monde. Cependant malgré leur immense succès, il y a eu de nombreuses plaintes concernant certains produits.

Yves Rocher, Porte de Namur.
©EL Houch Younes 2020

Cette grande enseigne voulant à tout prix montrer que tous ses produits ont un engagement envers la nature ne font pas les choses à moitié. Ils ne sont pas devenus célèbres comme par magie, mais plutôt grâce à un certain marketing que l’on nomme « Greenwashing« . Hélas, dans l’ombre de chaque réussite, se cache souvent un travail qui n’est pas si angélique

En réalité que se cache-t-il derrière ces produits ?

Dans une de ses vidéos , la Youtubeuse (La Petite Gaby) démontre que le produit « soins sensitifs végétales » contient des ingrédients nocifs pour la santé des consommateurs . On y retrouve de l’alcool et surtout du phénoxyéthanol, substance très toxique et irritante pour l’homme.

Malgré cela, Yves Rocher arrive toujours à vendre ses produits grâce à de nombreuses promotions tout au long de l’année avec un système de fidélité. Celui ci attire et fidélise la clientèle et les poussent à consommer. Des produits à prix abordables et accessibles pour toutes classes sociales. Finalement, qui est le plus fautif? Yves Rocher et leurs mensonges ou les consommateurs et leur naïveté ?

Seconde main : devient-elle une forte concurrence pour la Fast Fashion ?

Donner, revendre, prolonger la vie d’un vêtement : la seconde main.Une révolution de la mode alliant économie et écologie qui s’oppose à la Fast Fashion par ses friperies et ses vides dressing virtuel. Concurrence ?

La seconde main c’est recycler.
Image par Shirley Hirst de Pixabay

Fini, le neuf. D’après le site Thredup, en 2028, le marché de la seconde main prendra la première place devant la Fast Fashion. Forte concurrence ? Oui. Un succès à la hausse lié non seulement, pour son impact écologique : limiter les dégâts environnementaux que peut causer le processus de la fabrication d’un vêtement. Mais les bas prix qu’offrent les vêtements de la seconde main jouent énormément aussi : toutes tranches d’âge se sent donc concernées. Majoritairement, un vêtement d’occasion est moins cher qu’un vêtement neuf. Une grande tendance grâce aux différentes friperies, et ces grands vide-dressing en ligne dont un sort du lot : Vinted.

« DonneZ à vos vêtements une seconde vie » Vinted.

Une friperie virtuelle. Vinted fait ravage. Selon l’Express, Vinted « revendique 21 millions de membres dans les onze pays où elle est implantée ». Des millions de vêtements sont mis en ligne chaque jour. Un boom lié à cette application gratuite,mais aussi à ses millions de vêtements à bas prix. Prix moyen sur Vinted ? 15 euros. Des vêtements d’occasion de marque tels que H&M, Zara et même des affaires de luxe. Comment ne pas songer à la seconde main quand une application simple, gratuite et sécurisée offre à des millions d’utilisateurs des vêtements à bas prix ?

Vers une agriculture raisonnée

La production et l’élevage intensif bovin est présent en Belgique et responsable d’un tas de problèmes environnementaux. Ils sont responsables du réchauffement climatique et de la destruction des champs et forêts. Il existe un tas d’alternatives en matière d’agriculture respectueuse de l’environnement et du bien être animal en Belgique. Détrompez vous, ce n’est pas un rêve, une utopie inatteignable. L’agriculture intégrée, vivrière, raisonnable sont des méthodes d’agriculture adaptées aux bon fonctionnement de l’environnement et de l’éco-système. A l’inverse de la production intensive bovine, qui pollue et est responsable des émissions de gaz à effet de serre, ce type d’agriculture serait la solution transition écologique, est-ce envisageable ?

L’agriculture dite « intégrée » ou « raisonnée », est un mode d’agriculture certes différent de l’agriculture biologique, mais respectueux des bêtes, des normes à respecter en matière d’ajout de pesticides, dont l’objectif premier serait de protéger l’environnement. L’agriculture raisonnée ou intégrée prend en compte tous les paramètres allant du besoin de l’animal aux besoin du consommateurs, avec l’utilisation d’un carnet de charge précis et succin portant sur le respect des risques sanitaire, le respect de la fertilité des terres. Certains rares producteurs belges la pratique, ou mettent en place des systèmes de production biologique afin de tendre à la transition écologique. Elle est couramment utilisée pour l’agriculture végétale, mais est applicable pour celle de la viande. Un petit pas pour les éleveurs,, un grand pour l’environnement! Catherine Rousseau, agricultrice explique : « Avec mon mari, nous avons une ferme dans laquelle avec nos 300 moutons et nos vergers, nous pratiquons l’agriculture vivrière, mettant en avant l’autosuffisance, notre production n’étant pas destinée à la distribution ou exportations quelconques. C’est une petite société, dans laquelle chacun y a son rôle. Les moutons pâturent les vergers, les abeilles nous font un miel délicieux. Certes, cela me demande beaucoup de temps et d’investissement. Mais j’estime qu’il faut passer par là étant donné l’état de notre planète, et la logique au niveau bien-être animal.« 

Catherine Rousseau est la personne que j'ai interviewé. Elle est une agricultrice Belge qui a fait des études d'agronomie, a travaillé au CRIOC qui est un centre spécialisé dans la recherche sur la consommation en Belgique. Elle pratique l'agriculture vivrière
Catherine Rousseau, agricultrice Belge. Pratique l’agriculture vivrière et raisonnée.
El koulali Sirine ©

La source du problème

La production de viande cause énormément d’émission de gaz a effet de serre, et reste l’une des causes principale du réchauffement climatique. L’agriculture pratiquée en « masse », dont le but est de distribuer le plus de produits aux chaines de vente, est une agriculture polluante et très nocive pour notre planète. Effectivement, la production de viande représente 14,5% des émissions de gaz à effet de serre, gaz qui, une fois dans l’atmosphère participe au réchauffement climatique. L’élevage en masse nécessite une consommation énorme en céréale. Les producteurs bovins nourrissent le bétail avec une quantité de soja importante, jusqu’à en être les plus grands consommateurs. Paradoxal, étant donné que Catherine rousseau précise : « Je nourris mes moutons avec l’herbe qu’ils pâturent et broutent durant la journée. Pendant l’hiver, je commande du foin chez un voisin agriculteur également. Les céréales sont là pour gaver les animaux, c’est pas cher et rempli de pesticides et d’engrais. » Presque la moitié des terres agricoles servent à cultiver l’alimentation des animaux d’élevage. La forêt amazonienne en faisant partie.

Youtube video, source Le monde

Une utopie bien réelle

Les méthodes douteuses employées par les producteurs en masse sont la source des problèmes que causent l’agriculture. Ils visent l’aspect économique, en oubliant le bien être animal. Cela passe par les tonnes d’engrais utilisés pour transformer les bêtes afin de les rendre le plus productives possible. Et c’est notre planète qui enchérit. Heureusement, certains producteurs locaux en Belgique ont l’espoir de pouvoir faire changer les choses. Souvent, ce sont des agriculteurs passionnés, travaillant en inter-dépendance avec les autres producteurs ou agriculteurs, ils mettent en place un véritable système raisonnable et intégré. Cela prend du temps, effectivement. Car la production de masse a un objectif réel : produire plus, plus vite. A l’inverse de la production intensive, l’agriculture raisonnée demande beaucoup de temps et d’investissement. « Depuis deux ans, je fais partie d’un coopérative de producteurs, c’est un métier très difficile, intense où l’on ne gagne pas bien sa vie. Se sentir seul, en tant qu’agriculteur, c’est très dur. Du coup, cette coopérative dans laquelle nous nous échangeons beaucoup, nous discutons production et devons tenir un magasin. Magasin dans lequel nous vendons tous nos produits fabriqués par nous même. C’est génial car l’inter-dépendance entre producteurs m’a beaucoup aider à évoluer dans le domaine. Je pense qu’en passant par ce type d’agriculture, tout le monde saurait y trouver son bonheur! » assure Catherine Rousseau.

Des éleveurs passionnés, veillant au bien-être de leurs bêtes, pratiquent des types d’agriculture variées pour participer à la transition écologique. Des techniques basée parfois sur l’observation du troupeau, visant à s’assurer leur bonne santé, comme le fait Julien, agriculteur français.

https://www.instagram.com/p/B2R1GXbohzB/
Vidéo trouvée sur Instagram, publiée par Brut, plateforme d’informations.

L’animal, pas qu’un morceau de viande!

La production intensive, en plus d’être l’une des causes principales des différents problèmes écologiques, tel que le réchauffement climatique et la disparition des matières premières, ne respecte pas le bien être animal. Les animaux sont entassés dans des cages durant presque l’entièreté de leurs existence. Ils sont nourri en céréales a longueur de journée afin d’être le plus gras possible. Les vaches laitières se font traire des heures durant. Les conditions de vies en élevages sont terribles : les animaux sont castré à vif, les oreilles et queues arrachées, certains animaux n’ont aucun accès à l’extérieur et beaucoup meurent bien avant le moment de abattage.

"This image or file is a work of a United States Department of Agriculture employee, taken or made as part of that person's official duties. As a work of the U.S. federal government, the image is in the public domain"
Photo d’élevage de poulets en Floride, aux Etats-Unis. Libre de droit d’usage.

L’abattage, une des luttes des agriculteurs voulant éviter au plus le traumatisme chez leurs bêtes. D’après Catherine Rousseau, « Il serait moins traumatisant et stressant pour l’animal d’être abattu chez lui, dans sa prairie. Le stress engendre une tension musculaire, ce qui rend la viande, une fois la bête abattue, moins tendre également. Parfois, les éleveurs font des heures de route pour arriver au lieu où on leur enlèvera la vie. La route est longue, les animaux n’ont jamais vécu de voyage dans un véhicule quelconque. Certains meurent de peur, tombent malade, vomissent. Pour les producteurs indépendants, c’est une situation inacceptable. » Ce voyage de la ferme à l’abattoir utilise lui aussi de l’énergie , ce qui pourrait être évité si on permettait aux éleveurs d’abattre les bêtes à la ferme.

Et la transition écologique?

La pollution due a à la production et l’élevage bovin est un fait. Le réchauffement climatique en est l’un des impact, que faire pour réduire l’impact de l’agriculture sur le climat? Envisageons d’autres modèles d’agriculture et continuons de nous régaler. Qui a dit qu’il fallait arrêter de manger, au lieu de bien le faire, tout simplement? Catherine Rousseau pense qu’il est « complètement envisageable pour l’avenir, de passer à un autre mode d’agriculture, et ce pour tous les producteurs bovins! C’est la jeunesse qui le dira, l’avenir est entre vos mains. » Nourrir toute la Belgique avec de la viande issue de l’agriculture raisonnée, intégrée, bien plus qu’un petit pas pour l’homme, un grand pas vers la transition écologique. Il faut aller à la source du problème, l’identifier, et changer les choses, sans détours. Alors, cultivons l’intégrité et raisonnons l’agriculture! Cela changera t-il les choses? L’avenir nous le dira.

Pour en savoir plus

Eco-anxiété: Quid de la Belgique?

Panique. Anxiété. Peur de l’effondrement du monde due au changement climatique; un terme épistémologique existe: l’éco-anxiété. En Belgique, des éco-psychologues proposent une thérapie afin d’apaiser celle-ci. Que dire de l’anxiété belge? Expertise.

Anxiété: Du latin angŭstĭa, proprement « resserrement », « difficulté, gêne, situation critique », est un mal-être connu de notre ère. Quand il s’agit de l’avenir de la civilisation qui s’effondre selon des catastrophistes comme Yves Cochet ; l’angoisse climatique créé un rapport conflictuel avec la nature.

En Belgique, il n’y a pas encore de sondage, ni de statistiques précises quant au taux d’anxiété écologique exacte. Néanmoins, la psychologie et en particulier l’éco-psychologie tente une analyse et une guérison. Le traitement s’opère par entre autres une écoute analytique et une écoute des blessures de l’enfance, de l’inconscient et/ou une approche corporelle. Certains patients ont besoin entre autres de psychanalyse intégrative car « cette éco-anxiété peut-être en lien avec des blessures d’enfance voire de naissance » d’autres vont essayer de retrouver un contact la nature notamment avec le talk and walk. il s’agit de marcher en prenant les propositions que la nature peut nous suggérer.

Une prise de conscience supplémentaire

La discipline étant assez récente. Il est tentant d’essayer d’établir quelles seraient les conditions, environnement ou culture qui favoriseraient ce mal être. Il s’agirait de personnes de tous âges, des adolescents mais surtout des adultes. « Quand j’y pense il me semble qu’il s’agit de personnes qui ont fait des études supérieures ou universitaires qui prennent davantage conscience de cette réalité »

L’éco-anxiété serait alors liée à la prise de conscience ? « oui et non car l’anxiété est présente chez tous et de manière souvent inconsciente mais l’éco-anxiété est une prise de conscience supplémentaire liée au changement climatique  » Une région géographique particulière est eco-anxieuse: La Belgique. En effet, la sensibilisation et l’éducation depuis le début de la scolarisation créé une conscience génératrice de ce mal être.  » en France, il y a plus de rationalité donc moins d’éco-anxiété. la Belgique est fortement ancrée dans le réseau de transition.

Chez nous, selon un sondage mondial dévoilé par Le soir, un Belge sur quatre a des doutes concernant le changement climatique. »Derrière le déni il y a plein de sentiments, le plus pré-dominant de ceux-ci est la tristesse » Dés lors, en rejoignant cette tristesse on peut rejoindre un désir de changement.

Anxiété ou éco-anxiété?

L’origine même de l’éco-anxiété est ambiguë. S’agit-il de l’anxiété qui génère le trauma écologique ou le trauma écologique qui génère l’anxiété?

Il s’agit des deux. Les problèmes écologiques créent l’anxiété. les personnes anxieuses au départ seront plus sensibles à l’éco-anxiété. En effet, ce n’est souvent pas que lié à l’écologie en soi. Il s’agit plus souvent d’une corrélation avec le vécu de la personne. Ainsi, une personne obsessionnelle va être aussi en doute écologique. « Ce qui se passe est lié à notre histoire, il faut se reconnecter à notre force de vie avant qu’elle n’ait été modelée par l’éducation. « 

Une sortie de secours?

Il est possible de sortir de l’éco-anxiété. De plus, en sortir est fortement conseillé car l’anxiété mène à des passages à l’acte irréfléchis. Cela dit, la difficulté est telle que l’anxiété est une règle d’exception dans les sentiments ; c’est à dire que les sentiments en question ont besoin d’être écoutés. Mais l’anxiété ressentie est difficilement communicable. Il faut donc ouvrir la communication, apaiser l’angoisse pour en voir l’origine. On peut dés lors revenir à un état de plus serein et donc plus créatif. « L’ennui avec l’éco anxiété c’est qu’on se retrouve seul à essayer de changer les choses et donc qu’on se sent seuls car pas de changement. Il faut penser de manière plus collective sociale et politique. »

Michel Maxime Egger, sociologue, remarque une corrélation entre notre société de consommation ( le consumérisme) et l’addiction : un cercle vicieux où se créé des besoins; ce qui engendre un éloignement de la nature et de nos besoins primaires. Les publicitaires l’ont bien compris: le green washing est une technique très prisée pour atteindre les consommateurs de notre ère.

Anticipation positive?

Au niveau collectif, une mise en place d’un réseau de soutien au transitionneurs est en cours. Des formations en éco-psycholgies voient le jour. La demande augmente. Les patients ont alors le plaisir d’échanger et d’être compris là où ils ont pu recevoir un rejet et une l’incompréhension des thérapeutes ; d’où l’intérêt d’une formation.

Quel message peut-on transmettre aux éco-anxieux? : »Regardez la nature, allez vous promener connectez vous avec vous même, avec vos sentiments, avec les autres; regarder est une aide en particulier, ouvrir son regard, la vue est un sens très utilisé ainsi regarder autour de soi, le passage, la nature se connecter avec le soleil est l’une des premières choses à faire.« 

Un moteur

En janvier passé, l’activiste connue mondialement Greta Thunberg disait « je ne veux pas que vous désespériez je veux que vous paniquiez » l’éco-anxiété peut-être un moteur ? L’anxiété n’est pas un moteur dans le sens où la panique mène a des actes irréfléchis, la honte non plus n’est pas un moteur. » Ce n’est pas en rendant les gens honteux, coupables, paniqués et anxieux que les choses vont changer. Ces sentiments ne permettent pas d’avancer.  »

Le discours très médiatisé de l’activiste Greta Thunberg à L’ONU en janvier 2019

D’après une étude menée pour le compte de Solidaris, un Belge sur dix souffre d’un mal être permanent. La guerre contre l’angoisse bat donc encore son plein. La mise en place des réseaux de soutien aux transitionneurs et l’extension de la formation en éco-psychologie démontre une prise en charge naissante. Une balade dans la forêt, un rayon de soleil dans la rétine pour se sentir mieux, parler, échanger. Serait-ce ces choses simples qui nous aideront à retrouver du concret dans ce monde en pleine transition écologique?

En savoir plus

Publicité verte ou greenwashing, la frontière est fine

Total a encore du chemin à faire.
Image de Laurent Vincenti trouvée sur wikipedia

Le greenwashing est devenu un outil publicitaire qui pourrait attirer l’attention, mais entre la publicité verte et le greenwashing la frontière est très fine. Comment peut-on les différencier? 

À l’heure actuelle, la publicité est omniprésente et alimente le désir d’acheter de chacun. Sophie Pochet évoque dans sa thèse le cynisme développé par de ses étudiants en publicité face à l’éthique publicitaire. Malgré cette tendance cynique, peut être faudrait-il accorder une place plus importante à l’éthique dans le milieu publicitaire. Comment distinguer ce qui est éthique en publicité et ce qui ne l’est pas? Sachant que l’éthique varie en fonction de chaque individu, ou placer cette frontière?

Qu’est-ce que le greenwashing ?

Le greenwashing connu aussi sous le nom d’écoblanchiment est un phénomène de masse apparu en 2006-2007, Sophie Pochet explique qu’il a pour but d’utiliser l’argument écologique à outrance ou a tort. C’est-à-dire soit il y a exagération dans les propos dits écologiques soit il y a mensonge. En d’autres termes il s’agit d’un outil véhiculant des propos faussement écologique ou mensonger.

Total: expert en la matière 

Total s’est lancé dans le « biocarburant », le mot « bio » peut faire penser à une bonne action pour l’environnement . Mais, lors de recherches effectuées sur les ingrédients utilisés pour ces carburants dits bio, certaines anomalies peuvent apparaitre.

« Il est possible de distinguer trois générations de ce combustible d’avenir »

Quand Total parle de ces combustibles d’avenir, il s’agit de biocarburants de 1re, 2ème et 3ème générations. Le premier est composé de matières organiques, d’huiles végétales ou de graisses animales. Le second est à base de biomasse issu « du bois ou de la paille ». Le dernier est lui aussi composé de biomasse, mais aquatique contrairement à la deuxième génération, celle-ci est issue « des algues ou des microalgues ».

Pour être plus précis, le carburant issu d’huile végétale est principalement à base d’huile de palme parce qu’elle se mélange parfaitement avec le diesel. À titre de rappel la production d’huile de palme est responsable d’une importante déforestation qui contribue à la disparition de nombreuses espèces et écosystèmes. Quant aux carburants issus de biomasses, ils résultent de monocultures. La pratique de monoculture mène à la dégradation des sols et engendre des phénomènes tels que des maladies du sol ou des parasites.

Après un vote discret de l’assemblée National qui continuait d’inclure l’huile de palme dans les biocarburants jusqu’en 2026, il y a eu au second vote pour l’exclusion de l’huile de palme dans ces carburants.

Le greenwashing est donc présent à plusieurs niveaux. Selon de CDP (Carbon Majors Database), en 2017 l’impact environnemental de Total a atteint 0,9% des émissions mondiales de CO2. Malgré cela, Total utilisait le terme « bio » dans le nom de son nouveau carburant. Lorsqu’une entreprise n’a pas une assez bonne empreinte environnemental et utilise l’argument écologique cela peut être considéré comme du greenwashing.

Ou se situe l’éthique dans tout ça ?

Il est très difficile d’être éthique en publicité. Selon Sophie Pochet « l’éthique n’est pas le droit, n’est pas la déontologie, mais est de l’ordre de l’interrogation et de la réflexion. C’est réfléchir en continu à l’impact sociétal de nos actions ». Elle varie entre autres en fonction des personnes, des cultures et des idéologies. Il n’y a pas de règle unique lorsque l’on parle d’éthique. C’est ce qui apporte énormément de difficulté en publicité. Il est vrai que malgré les circonstances, certaines entreprises ou marques essayent d’être le plus éthique possible en montrant de la transparence lors de la création publicitaire, et c’est peut-être là que l’éthique commence.

Patagonia ou l’éthique publicitaire

En ce qui concerne les marques ou entreprises qui pourraient être éthiques, Sophie Pochet conseille de jeter un oeil à la marque Patagonia. Leur campagne publicitaire sortie en 2011 lors du Black Friday à New York montrait une veste ayant comme slogan « dont buy this jacket ».

Le vêtement durable grâce à Patagonia
Image de Ajay_suresh sur Flickr

Ce que Patagonia cherche à transmettre par cette campagne est la totale transparence. L’éthique de cette marque est axée sur le recyclage, des produits qui durent et inclut un service de réparation des vêtements ainsi qu’un partenariat avec Ebay afin d’encourager le marché de seconde main. Mais leur démarche écologique ne s’arrête pas là, ils s’engagent également à donner une partie de leurs bénéfices à des associations environnementales, des activistes qui protègent l’habitat, la nature sauvage et la biodiversité ainsi qu’à des communautés sous-représentées sur le plan environnemental. Pour l’instant l’argent reversé à toutes ces organisations s’élève à 58 millions de Dollars, pour plus de 1000 organisations différentes.

Ils ne vendent pas seulement des vêtements, ils créent une communication basée sur l’écologie tout en la respectant et en s’engagent réellement dans l’écologie, ce qui pourrait être qualifié d’éthique.

Comment limiter le greenwashing?

L’exemple avec Patagonia démontre qu’il y a des entreprises ou marques qui n’utilisent pas l’argument écologique à outrance ou a tort comme le définit le greenwashing. Malgré cela le greenwashing persiste dans cette époque d’éco-anxieux car il pousse à l’achat. Cependant il existe certains mouvements ou organisations qui limitent l’écoblanchiment.

Le JEP (Jury d’éthique publicitaire) est « l’organe d’autodiscipline indépendant de la publicité en Belgique. » et leur but est d’« assurer une publicité loyale, véridique et socialement responsable. ». Pour cela ils ont mis en place un jury d’éthique publicitaire qui reçoit des plaintes de consommateurs et les traite dans le but d’aboutir à une publicité socialement et éthiquement responsable.

Ce que certains pourraient considérer problématique selon Sophie Pochet c’est que c’est « un organe créé par le conseil de la pub, qui est en gros l’association qui défend la publicité en Belgique ». Il pourrait donc y avoir un conflit d’intérêts. En plus de celà le JEP fonctionne par système d’autorégulation. Elle explique le système en précisant que « c’est le secteur qui s’autorégule, et le secteur est composé des annonceurs, des médias et des publicitaires d’une part et d’autre part de la société civile » donc la moitié des membres de ce jury travaillent dans la publicité.

Limiter le greenwashing est donc possible, mais avec quelques aléas. L’autre option envisageable pour limiter le greenwashing est l’utilisation des réseaux sociaux. Actuellement l’opinion de chacun est entendue sur les réseaux sociaux et peut être le meilleur moyen de dénonciation d’après Sophie Pochet. Plusieurs faits d’abus de certaines marques ont été dénoncés sur les réseaux sociaux, ce qui rend les publicitaires plus vigoureux face à l’éthique que la pub est censée véhiculer.

La publicité verte peut-elle être éthique?

La publicité verte peut être éthique à partir du moment où elle n’utilise pas l’outil du greenwashing. Il y a aussi un phénomène que Sophie Pochet explique: « Par dépit, les citoyens finissent par penser que ce n’est pas grave si les entreprises utilisent l’argument écologique parce qu’il les conscientise et que ceux-ci voient bien que du coté politique ça ne fonctionne pas. ». L’idée véhiculée est que même si certaines publicités ne sont pas éthiques elles peuvent sensibiliser l’opinion publique et pourraient permettre d’ouvrir un débat politique écologique. Malgré tout elles induisent des valeurs et des questionnements aux citoyens, qui font réfléchir aux actions écologiques. Peut-être qu’au final, même si certaines pubs ne respectent pas toutes les règles éthiques, elles peuvent malgré tout être considérées comme éthiques suite aux actions citoyennes qui vont succéder ou qui ont déjà été mises en place. On pourrait imaginer que la publicité créatrice de désir engendrerait le désir d’un monde nouveau et plus vert.

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